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Fonctionnement, installation, économies d’énergie, tout savoir sur l’insert à bois

Insert à bois
Un insert à bois est un système de chauffage à la biomasse permettant d’optimiser le rendement énergétique d’une cheminée ancienne à foyer ouvert. Quelles sont ses spécificités et ses déclinaisons ? On vous en dit davantage au fil de cette page. N’hésitez pas non plus à consulter notre annuaire afin de contacter un chauffagiste RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) dans le but de mettre en œuvre vos travaux, et ainsi être éligible à des aides majeures de l’Etat en faveur des économies d’énergie.

Quel est le principe de fonctionnement de l’insert à bois ?

L’insert à bois est un dispositif de chauffage qui est prêt à être installé et encastré dans une cheminée déjà existante. Il est ainsi possible de transformer une cheminée à foyer ouvert en cheminée à foyer fermé. Cette amélioration permet de :

  • -Limiter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone et de départ de feu au sein du logement, en raison d’une combustion plus complète et plus sûre.
  • -Conserver les cendres et les suies à l’intérieur du foyer, mettant fin au nettoyage au sol devant la cheminée.
  • -Ne pas avoir à modifier la structure de l’habitation ni effectuer de gros travaux sur le foyer de cheminée déjà présent dans la maison. Il n’y a donc pas de frais d’installation à engager.

Le combustible inséré dans le foyer permet de réaliser des flambées, qui diffusent de la chaleur à travers le domicile.

Quel est le rendement de l’insert à bois ?

Il faut savoir que le rendement énergétique d’une cheminée à foyer ouvert est très bas, de l’ordre de 15 à 20%. En d’autres termes, la majorité de l’énergie consommée n’est pas restituée en chaleur.

A l’inverse, la présence d’un insert de cheminée assure des performances similaires à celles d’une cheminée à foyer fermé, en le multipliant par cinq par rapport à un foyer ouvert. Concrètement, le rendement d’un insert à bois dépasse les 80% et atteint les 90% selon les modèles.

De plus, le prix du bois est le moins coûteux du marché des combustibles, oscillant entre 3 et 5 centimes d’euros par kWh selon le type d’insert de cheminée. Le prix d’acquisition du matériel, quant à lui, varie entre 2 000 et 8 000 euros. Cet investissement onéreux est donc compensé par son coût d’usage, moins élevé que dans le cas d’un système de chauffage au fioul domestique ou au gaz.

Quels sont les différents types d’insert à bois ?

Voici les critères qui distinguent les différents modèles d’insert à bois :

  • -Le combustible : il existe deux types d’inserts à bois, à savoir l’insert à bûches et l’insert à granulés. Le dispositif de chauffage à granulés est un peu plus onéreux à l’usage, puisqu’il coûte 5 centimes d’euros par kWh (kilowattheure) contre 3 centimes d’euros par kWh, mais se caractérise par un rendement énergétique supérieur.
  • -La puissance : l’ensemble des habitations répondant aux normes de la réglementation thermique RT 2012 nécessitent une puissance de 60 W (watts) par m². Il faut donc choisir un type d’insert à bois dont la puissance est adaptée à la surface à chauffer.
  • -La double combustion : les modèles à double combustion limitent encore davantage les risques d’intoxication au monoxyde de carbone et d’incendie grâce à une seconde combustion, qui brûle les gaz issus de la première.
  • -L’autonomie : plus longue dans le cas d’un insert à granulés que dans le cas d’un appareil à bûches. Les modèles à granulés disposent d’une autonomie pouvant aller jusqu’à trois jours, tandis qu’il est nécessaire de recharger plus régulièrement les appareils à bûches.
  • -Le matériau de composition : la fonte ou l’acier. La fonte est plus difficile à installer, mais dispose d’une meilleure inertie que l’acier.